Photo de l'auteur de l'histoire : Chantal
Les cures

Les cures thermales, les cures d’air, les cures de petit lait et de raisin.

Les cures thermales :

Vue d'un établissement thermal– A Cransac dès 901, les eaux minérales sont mentionnées dans le consulaire de Conques. Chirac, le médecin de Louis XV recommandait cette cure. Celle-ci soignait, entorses, hernies, mal au dos.
– Les eaux sulfureuses de Pont (Salles la source) combattent les rhumatismes et les affections de la peau.
– A Rieupeyroux, coule sous le presbytère une source ferrugineuse qui soigne les dermatoses.
– A Sylvanès, les eaux chaudes et ferrugineuses soulageaient déjà les curistes sous l’ancien régime. Il y a bien d’autres source encore en Aveyron.

La cure d’air :

On la rencontre sur le plateau de l’Aubrac et à Laguiole. Elles concernaient les malades atteints de tuberculose Ces cures d’air consistaient ainsi à effectuer de grandes balades afin de respirer l’air pur.

Les cures de petit lait :

Au début du 20ème siècle, sur l’Aubrac les curistes se ruaient dans les burons pour y boire le petit lait. Celui-ci avait des vertus laxatives.

Et pour finir la cure de raisin à Entraygues :

La ville d’Entraygues-sur-Truyère connue jusqu’au années 1930, à la fin de chaque été une invasion de curiste, venant savourer les bienfaits du raisin de table. Ignorants leurs taux de cholestérol, d’acide urique. Ils avaient la sagesse d’essayer de bénéficier des avantages prodigués par la nature. Les curistes qui occupaient les hôtels venaient concilier gastronomie naturelle et découverte du paysage. Cette cure dite « uvale », cure à base de raisin, était souvent complétée par une cure de petit lait sur l’Aubrac qui, comme dit plus haut, avait des vertus laxatives.

Dessin de quelques curistes au 19ème siècleOn peut aisément imaginer les effets que pouvaient produire les deux cures et donc avec sourire s’imager comme le montre la reproduction ci-contre l’affluence qui devaient y avoir aux toilettes pour les plus aisés et en pleine nature sur le bord des routes pour les autres afin de pouvoir se soulager.

Vittel et l’Aveyron

Dessin du portrait de Louis BouloumiéIl est intéressant en parlant des vertus de l’eau et de signaler que c’est un Aveyronnais qui acheta l’établissement thermal de Vittel le 25 novembre 1854.Une autorisation d’exploitation lui fut accordée en 1855. Gravement malade des reins, du foie et de l’estomac, il en avait constaté personnellement et scientifiquement les qualités et les bienfaits de cette cure. Louis Bouloumié fut cet aveyronnais né le 5 février 1812 à Rodez.
Il fut substitut au Tribunal de Villefranche de Rouergue puis de Rodez et enfin procureur du Roi à Béziers. Il fut élu au conseil municipal de Rodez en 1846. Incarcéré de nombreuse fois, il fut condamné et expulsé du territoire français. Gravement malade, il fut autorisé à revenir en France à Vittel, dans les Vosges. Il décèda le 17 octobre 1869.