Le coustoubi et le vin local, déjà un vin de bonne qualité, le vigneron au travail
Le coustoubi et le vin d’Entraygues et du Fel
Le «
Coustoubi » : habitant des coteaux à vin. Il était
maraîcher, et vivait de la vente de fruit, de légume et de vin. Avec une carriole, appelée
« jardinière » et un mulet, il partait vendre sur la montagne (à Laguiole, Nasbinals,
St-Urcize…).
Le vin, dans le temps, servait de monnaie d’échange avec le fromage de la
montagne et donnait lieu à des joutes oratoires entre le « Mountagnol » et le « Coustoubi
».
Autrefois une grande partie de la commune de Campouriez était plantée en vigne. Il
n’y avait que très peu de terre en friche. Chaque famille possédait sur les coteaux une ou
plusieurs vignes, qui étaient avec les cultures maraîchères un de leur principal rapport.
Déjà du vin de bonne qualité
Comme le consigne F.Henry Richepeyre en 1780 dans
son rapport : « les vignes sont situées sur le midi et le long de ruisseaux, les meilleures sont celles
de la communauté de Campouriez… Le vin est de bonne qualité et le transport est facile parce que
les chemins sont dans cette partie passablement beaux ». Le vignoble d’Entraygues et du Fel fut connu
autrefois par ces vins trouves, produits dans un site lunaire, à terre rare. Ces vins furent, sans doute, les
plus grands vins aveyronnais.
Mais Entraygues et Le Fel eurent d’autres privilèges : celui
d’être la barrière la plus septentrionale du vignoble rouergat, Entraygues était aussi l’ultime étape de la voie navigable
qu’était le Lot. Les Gabariers descendaient les barriques de vin vers la Basse Guyenne.
Ainsi,
grâce au commerce fluvial prospère, tous les cépages du sud-ouest furent implantés dans
la région d’Entraygues. Les ingénieurs viticoles qui vinrent dans la Vallée du Lot furent
stupéfaits de rencontrer un pareil musée vivant, car bon nombre de cépages qu’ils purent
observer n’existaient nulle part ailleurs. Il fut relativement facile de remettre à l’honneur les
anciens cépages pour la production de vins typés.
Le vigneron au travail…
A Entraygues-sur-Truyère, sur
des terres de barènes formées de sable issu de la décomposition du granit, s’était
implanté un vignoble spécialisé sur les vins blancs à base de Chenin, le grand
cépage de la Vallée de la Loire. Mais le Chenin d’Entraygues a évolué au cours des
siècles, jusqu’à former une sous-variété différente du Chenin d’Anjou
et très intéressante par sa précocité et la qualité de ses raisins. Le classement
des vins d’Entraygues en V.D.Q.S(Vins Délimités de Qualité Supérieure) date de
1963.
Une bonne partie de la commune de Campouriez est comprise dans l’appellation « Vins
d’Entraygues-Le Fel. De tous ces vignobles, il ne subsiste que quelques parcelles entretenues par des
vignerons (le plus souvent âgés), pour leur consommation personnelle.
Le phylloxera, en 1880,
l’exode rural, les guerres et l’arrivée des vins du midi eurent pour conséquence
l’abandon de ces « coultadas » (terrasses) bordées de murettes qui sont envahies
par les ronces.
Le vignoble de la Vaysse sur la commune de Campouriez
En 1870, RICHEPREY cite La Vaysse
comme domaine viticole en Viadène.
En 1992, sur ces anciens coteaux surplombant la Truyère, Mrs
AVALON ont planté de nouveaux ceps sur l’ancienne propriété MOISSET à La Vaysse.
Des terrasses ont été aménagées au bulldozer et à la pelle mécanique, ceci
pour faciliter la culture, obtenir un meilleur ensoleillement, et diminuer les risques d’érosion. La
plantation est de 4500 ceps.
Liées au récit ci-contre, vous trouverez quelques informations complémentaires au sujet du coustoubi et des vins d'Entraygues et du Fel.
Source : Vins d'Aveyron