La vie avant, la construction du barrage, pendant les travaux et ensuite pendant les temps de repos
La vie avant le début des travaux
Situé sur
quatre communes, celle de Florentin-la-capelle, Montpeyroux, Entraygues-sur-Truyère, Campouriez et
Saint-Amans-des-Côts.
Sous les parties noyées de La Selves
et du Selvet, se trouvaient deux belles rivières peuplées de poissons et
d’écrevisses… Des gens habitaient ces vallées, plates, fertiles et
parsemées de prairies. Les eaux ont englouti le moulin d’Oustrac (photo ci-contre), sa
ferme, la ferme de La Parro. Sous le barrage actuel se trouvait le moulin de Maury, le pont du
Tanneur qui permettait à la route de St-Amans au Nayrac d’enjamber la Selves. Cela
étant, deux autres moulins, dits du Vern, sont aussi sous les eaux.
Cette construction
considérable amena autour du chantier beaucoup d’ouvriers et de moyens.
La construction du Barrage de Maury
Le début commença en 1940 par les premières expropriations. Ce n’est qu’en 1941 que les travaux vont réellement débuter avec la construction de la galerie. A l’époque, la France se trouvait sous l’occupation allemande et les travaux étaient dirigés par un allemand nommé Stirnman. Les années de guerres qui suivirent ralentirent les travaux. En effet, on vit beaucoup de gens arriver pendants ces années de guerre, ce n’était pas forcément des ouvriers, mais aussi des gens qui venaient se cacher. Ce n’est qu’après la libération que le chantier reprit sont rythme normal, surtout avec l’arrivée de prisonniers allemands. Sur le nombre d’ouvriers, hormis les prisonniers, se trouvaient beaucoup d’étrangers, des Algériens, des Espagnols, des Italiens etdes Tchèques. Très peu sont restés dans la région après la fin des travaux. Quelques-uns des anciens sont revenus de temps en temps…
Et pendant les travaux…
Pour nourrir et loger tous ce
monde des petits « villages » ont vu le jour autour du chantier : à Maury-Haut on
y trouvait des dortoirs, des cantines, des toilettes, des pavillons et autres logements, des
magasins de ciment et plus dangereux encore, une poudrière. A La Sanhette, il y avait des
dortoirs, des logements aussi, des douches, la cantine de Mme Kirsk, des ateliers de
mécanique, de menuiserie, des bureaux, un silo à charbons et des forges…. Deux
demandes d’autorisation de dépôts d’explosifs pour deux lieux
différents ont été demandées lors de la construction du barrage.
Dépôts bien connu des résistants qui venaient se servir !
Les conditions de
travail n’étaient pas celles de maintenant, pas de port de casque, ni de
vêtements de sécurité à fortiori fluorescents … Il y eu pas mal
d’accidents, par exemple celui d’une explosion dans la conduite souterraine qui fit
quatre morts. Malgré tout, c’est quand même un impressionnant édifice de
65 mètres de haut qui fut construit là.
Pendant les temps de repos
Pour
ce décontracter, les ouvriers devaient avoir des loisirs,
Il y eu à la Sanhette, principal village ouvrier, la création d’un comité
des fêtes et d’une équipe de foot. Une partie des travailleurs venaient en
famille, dont certains avaient des enfants. La société des forces hydrauliques de la
Selves avait obtenu l’autorisation d’une ouverture d’école provisoire sur
le site de la Sanhette.
Ce barrage fut mis en service en 1947.
Liées au récit, vous trouverez quelques informations complémentaires au sujet du barrage de Maury.
Ce barrage, également appelé barrage de la Selves se trouve sur la commune de Florentin-la-Capelle et Saint-Amans-des-Côts en Aveyron.

Note du webmaster :
Les informations sur la partie droite de cette page vous sont proposées en complément de cette histoire racontée par son auteur.