Une brigade de gendarmerie, un besoin urgent, un jardin extraordinaire, M. le vicaire, un troupeau de cochons contre une cloche...
Les malheurs d’une brigade de gendarmerie
Quoi de plus banal qu’une
brigade de gendarmerie dans un chef lieu de canton ?C’est en 1850 que chaque canton fut doté d’une brigade de gendarmerie. A St-Amans elle fut
crée le 29 juillet 1850 et les gendarmes à pied furent installés dans une grande maison qui est
aujourd’hui la mairie. Et là commença « les malheurs ».
– En 1850, peu de
temps après leur installation, un violent orage de grêle brisa toutes les vitres. – Quatre ans
plus tard le 21 septembre 1854, un incendie se déclara dans la grange qui servait de réserve de
bois.
– En 1870 la commune acheta la maison et les gendarmes durent déménager.
Installés dans une grande maison de 16 pièces, ils passèrent 43 ans sans soucis.
–
Mais voilà le 11 mars 1911 un incendie détruisit totalement la maison.
– En 1931, les
gendarmes aménagèrent dans une brigade toute neuve. Mais la tranquillité ne dura pas
longtemps.
– En effet le 12 juillet 1932, un violent orage éclata sur St-Amans et un coup de
foudre décapita la cheminée et endommagea chenaux et persiennes. Aujourd’hui cette brigade et
une brigade motorisée, que l’on espère à l’abri des intempéries et autres
désagréments.
Un besoin urgent
Un Monsieur S qui logeait dans un hôtel, éprouva le nécessité de se lever pour un certain besoin naturel. Encore mal réveillé et trompé par l’obscurité ouvrit la fenêtre croyant ouvrir la porte, et fit la culbute du deuxième étage. Par chance un lilas assez touffu lui amortissant sa chute. Il en fut que pour quelques contusions.Un jardin extraordinaire
Dans le jardin de M. Allard, sur la commune de St Amans, la récolte fut bonne : une citrouille de 37kg de 1m70 de diamètre et 80cm de haut. Une betterave de 7 kg. Et dans le bois juste à coté un cèpe de 1kg600.M. le vicaire
Absolution ou le doigt dans
l’œil : Dans une paroisse aveyronnaise, le jour de Pâque de l’année 1911, une grande
partie des hommes de la dite paroisse ont, selon leur habitude été se confesser. Mais qu’elle a
été la surprise de quelques-uns ! Ils sont repartis sans avoir reçu l’absolution. Et
ces hommes là, ce sont des pères de famille qui ont leurs enfants dans la mauvaise école.
« Si c’est par ces procédés que M Le Vicaire croit faire prospérer la
religion sur sa paroisse, je crois qu’il se met le doigt dans l’œil. Il ferait bien de
s’occuper d’autre chose » On peut dire que celui qui a écrit ces lignes,
n’a pas mâché ses mots.Un troupeau de cochons contre une cloche
À la révolution, toutes les
cloches des villages devaient être descendues de
leur clocher et déposées dans les magasins généraux, avec tous les autres
matériaux métalliques pour la fonte. (Une fois fondue la matière devait servir à la
fabrication de canon).
La
cloche fut retrouvée quelque jour après, au bout d’un précipice
dans une châtaigneraie. Elle était cachée et enfouie dans la terre. Ils
réquisitionnèrent deux paires de bœufs, pour la sortir et la ramener à Campouriez. La
cloche fut ramenée dans un joyeux triomphe, elle y resta douze jours, ensuite elle fut transportée au
magasin général d’Entraygues-sur-Truyère. Le 1 janvier 1795, le maire donna lecture
à son conseil d’une lettre de l’agent national du district, leur demandant de remettre de suite
le contingent de cochons de la commune. Le conseil nomma M.Gineston, maire et Raynal officier municipal afin de
conduire les cochons. Après la remise du troupeau, il leur fut autorisé à aller au
dépôt des cloches à Entraygues-sur-Truyère pour en retirer une. La cloche fut
retirée et de nouveau hissée dans sa tour.